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Fille a eu sa 4ème année de Communication Graphique. La voilà mastérisée au 1er degré. Vu et attendu le caractère de cochon dont elle a montré moult échantillons à ses enseignants, je n'étais pas sûre qu'on lui accorde le sésame vers... vers... on verra. J'avais donc promis de monter la colline de Notre-Dame de la Garde à pinces si elle gagnait sa liberté. Ce matin, elle a sauté du lit en me criant de préparer mes baskets. Je n'ai pas compris de quoi elle parlait, j'avais oublié ma promesse. Il faut le dire, il s'agissait plutôt d'une métaphore, mais au fond, aller faire quelques photos de la vue là-haut, ce n'est pas une si mauvaise idée.

La mère de l'Homme sort de l'hôpital tout à l'heure, il est allé s'occuper d'elle. Elle en est quitte pour une ration d'antibiotique.

Les esprits des bois, des cailloux, comme les kamis des Japonnais, veillent.

Il pleut doucement. Je voulais couper l'herbe, mais elle est trop lourde. D'ailleurs, tout est à refaire - la pluie a engraissé notre versant de colline, je ne vais pas être privée de ma nouvelle drogue de sitôt : parfums de fenouil, menthe, rue fétide et, à l'occasion, une merde de chien : le labrador du voisin, celui que je n'aime pas (je veux dire le chien, pas le voisin). Il faut dire qu'un jour où je descendais une brioche à Chantal, il a tenté de me pincer la fesse (je parle toujours du chien). J'ai dû lui balancer un coup de tatatane, depuis les relations diplomatiques entre ce clébard et moi sont tendues.